Turner Color System
une création originale et performante


Turner Color System est le premier système colorimétrique global conçu pour permettre la mise à la teinte dans tous les coloris issus des principaux nuanciers du marché dont les nuanciers NC S et RA L, des peintures provenant de différentes sources de fabrication et distribuées sous la marque Saint-Luc. Il utilise 15 pâtes colorantes différentes, toutes sans solvant ni plastifiant, répondant ainsi aux exigences environnementales actuelles. Les bases à teinter du système Turner sont elles-mêmes parfaitement calibrées et régulièrement contrôlées.

L’élaboration des formulations de mise à la teinte pour chaque type de peintures a été faite suivant un protocole technique de validation élaboré et assuré par le cabinet indépendant 3C, expert reconnu en colorimétrie. Les contrôles ont porté en particulier sur la reproductibilité de la couleur avec un écart DE*2000 inférieur ou égal à 0,8 et avec une opacité CR supérieure ou égal à 99. Ainsi, la qualité des teintes obtenues est supérieure aux exigences habituellement requises pour les peintures décoratives du bâtiment. C es exigences situent Turner Color System parmi les systèmes à teinter les plus performants et les plus fiables du marché.

Peintures Saint-Luc et écologie


La marque des peintures Saint-Luc créée il y plus de vingt ans par un groupe de distributeurs indépendants s’est très tôt préoccupée d’écologie. Devançant les directives européennes en matière de COV, elle fut une des premières à lancer sur le marché des peintures bâtiment une gamme pour murs et plafonds sans COV et bénéficiant de l’écolabel européen sous le nom de Saint-Luc’O.

Poursuivant son engagement écologique, elle renforce son offre en proposant Abisko by Saint-Luc, une gamme de peintures laques acryliques PU bénéficiant également de l’écolabel européen.

Ces deux gammes de peintures sont entièrement teintables sur Turner Color System utilisant des colorants sans COV ni plastifiant.

Avec la marque Saint-Luc, faites un geste pour l’environnement et pour votre santé. Pour en savoir plus rendez-vous sur le site www.stluc-o.com.

Les demi-teintes ont aussi une histoire

Dans la culture européenne, il est traditionnellement admis qu’il existe 6 couleurs principales: le blanc, le jaune, le noir, le bleu, le vert et le rouge. Cependant on y ajoute 4 demi-couleurs: le violet, le rose, l’orange et le marron .

Le violet était entre autre la couleur de la liturgie du carême, de la pénitence et de l’avent.

Le rose qui est un rouge allégé donc dépouillé de sa connotation guerrière, est associé dès le 18ème siècle à la tendresse, à la féminité (voir la vie en rose), mais aussi par extension a la mièvrerie (à l’eau de rose). Pendant une période, on l’a associé avec une connotation péjorative aux homosexuels. Ainsi ces derniers, pour se démarquer de cette interprétation, choisirent le drapeau arc-en-ciel qui symbolise la diversité et donc la tolérance.

Les oranges poussent à la créativité tout en étant chauds. Les violets sont frais et spirituels, quand ils tirent vers le bleu.

Quid du Gris? Une demi-teinte? Plutôt une teinte stricto sensu. Le mot est ancien (grau en germain). Il possède une double symbolique comme les vraies teintes: il évoque la tristesse, la mélancolie, la vieillesse. Quand la vieillesse était valorisée, il symbolisait la sagesse, l’expérience et la connaissance. Dans le langage courant, ne parle-t-on pas de matière grise pour l’intelligence. Au moyen-âge, en opposition avec le noir, le gris symbolisait l’espérance et le bonheur. Charles d’Orléans avait intitulé un de ces poèmes «le gris de l’espoir». Goethe appréciait ce particularisme. Pour lui, le gris réunissait toutes les autres couleurs. Pour lui, le gris n’était pas une demi-teinte mais il le qualifiait de «couleur moyenne».

Le réhabilité jaune

Si le jaune a plutôt une belle image aujourd hui, cette couleur a longtemps été une couleur méprisée. L’expression «rire jaune» est un reliquat de son histoire. Dans l’iconographie classique, Judas est couramment representé vêtu de jaune comme dans le tableau de Giotto di Bondone Le baiser de Judas. De cette représentation de l’apôtre découle l’assimilation du jaune à la traîtrise. Ainsi dans les écrits du moyen-âge, les traîtres comme Ganelon (chanson de Roland) étaient souvent vêtus de jaune. Au 19ème siècle, les époux trompés étaient caricaturés avec un costume jaune ou une cravate jaune d’ou l’expression tenace «jaune cocu».

La seule explication de cette infamie paraît être que, pendant plusieurs siècles, le doré avait pris les symboles positifs du jaune: le soleil, la lumière, la chaleur, la joie et donc la vie. Par opposition, le jaune apparaissait comme fade, symbolisant l’automne, la tristesse… Quand le doré a perdu de sa vigueur, le jaune a retrouvé les symboles que nous lui accordons aujourd’hui. Mais ne doit-il pas remercier des peintres comme Van Gogh ?

Aujourd hui, les jaunes sont ensoleillés, joyeux, accueillants. Ies jaunes vifs stimuleraient l’esprit. étant voisins sur le cercle chromatique, les jaunes se marient bien avec les verts et les oranges. Mais en couleur complémentaire (opposition sur le cercle chromatique), associer les bleus et les jaunes est une pratique courante.

Le coquin vert

On pourrait dire comme le consensuel bleu que le vert se fond dans le paysage et ne veut pas faire de vagues. On pourrait même aller plus loin car il symbolise encore plus la nature et l’écologie. Cependant il serait trop simple de se cantonner à cette première image; le vert a un côté moins lisse. C’est aussi la couleur de la chance. Mais par extension, elle devient la couleur de la malchance, de l’infortune. Les comédiens refusent de monter en scène vêtus en vert car Molière serait mort habillé de cette couleur. Les bijoutiers affirment que l’émeuraude se vend mal car elle symbolise la malchance. Dans les comics américains, les «méchants» sont verts. Pour les martiens qui inquiètent, on parle des petits hommes verts.

La symbolique du vert est liée à son histoire chimique. Si le vert n’a jamais été compliqué à obtenir (de multiples végétaux étaient utilisés pour la faire), les professionnels avaient du mal à la stabiliser. En peinture, les verts réalisés à partir des végétaux comme l’épinard ou le bouleau se délavaient a la lumière. De même, le vert de gris qui s’obtenait par l’oxydation du cuivre avec par exemple du tartre ou du vinaigre était très lumineux mais aussi très corrosif. En allemand, Giftgrün se traduit par vert poison. Donc le vert a été tout d’abord considéré uniquement comme instable, comme changeant. Donc le vert symbolisait uniquement ce qui varie et par extension il devient la couleur de la chance, du hasard et donc en opposition de la malchance. La symbolique du vert proche de la nature est une approche plutôt moderne qui se situe dans la seconde moitié du 19ème siècle. A ujourd’hui, les verts évoquent la nature avec leur côté tranquille, paisible tout en étant stimulant .

Souvent les verts sont utilisés en teinte neutre pour équilibrer les couleurs d’une pièce. Ils se marient bien aussi avec les bleus.

L’innocent blanc

«Est-ce que le blanc est une couleur ?» est une question vraiment moderne . Pour nos ancêtres, le blanc était sans aucun doute une couleur. C’était même une des 3 couleurs de base du système antique (blanc, rouge et noir). Au moyen-âge, sur les manuscrits enluminés qui étaient beiges clairs, on rajoutait du blanc.

On associe bien sûr le blanc à l’idée d’innocence, de pureté, de propre car il est sans doute plus facile d’obtenir une finition homogène qu’avec n’importe quelle autre couleur. Même dans la nature, aucune couleur n’est aussi unie. Seule la neige reprend la charge symbolique du blanc. Ne brandissait-on pas le drapeau blanc pour réclamer une trève alors que le rouge symbolisait la guerre.

L’originalité du blanc est l’étonnante constance de son symbolisme. Chacun de nous est attaché aux racines de son symbolisme: innocence, pureté, propreté, lumière divine. À tel point que nous sommes extrêmement exigeants avec lui; on veut du blanc plus blanc que blanc. Ne recherche-t-on pas dans cette quête notre propre innocence ?

Le blanc se marie bien sûr avec toutes les autres couleurs et va jusqu’à s’effacer devant elles pour les mettre en valeur. Mais certains vous diront que le blanc se suffit a lui-même.

Le fier rouge

Le rouge symbolise la couleur. Coloratus en latin et colorado en espagnol se traduisent par «rouge» et par «colore». En Russe, Krasnoi signifie a la fois «rouge» et «beau». Dans le système chromatique antique, seul le rouge était digne d’être appelé couleur.
I l a peut-être ce statut car il tranche à l’oeil et est peu présent dans la nature.
Dans l’antiquité, le rouge était l’attribut du pouvoir.
Le rouge, c’est le luxe. Dans la Rome impériale, le rouge que l’on fabrique avec la substance colorante du Murex, un coquillage très rare, est réservé à l’empereur et aux chefs de guerre. Au moyen-âge, à la disparition du Murex, on se rabat sur le Kermès, des oeufs de cochenilles qui parasitent les feuilles de certains chênes. Si la couleur est vive et superbe, la récolte du Kermès est longue et délicate. Seuls les seigneurs bénéficient de rouge flamboyant. Plus le rouge est vif, plus il marque la puissance. Ainsi les paysans bénéficient d’un rouge plus terne, réalisé à base de Garance, exploité dès le néolithique. C’est aussi sûrement grâce à une chimie du rouge précoce que cette couleur a connu un très grand succès.
Jusqu’au 19ème siècle, les mariées étaient en rouge car pour le mariage, il fallait porter sa plus belle robe qui ne pouvait qu’être… rouge. Cette couleur est toujours marquée par une certaine ambivalence car les prostituées devaient porter aussi des robes… rouges pour se distinguer de la gente féminine.
Le rouge, c’est le sang. Ainsi à partir du 13ème siècle, le pape abandonna le blanc pour le rouge afin de symboliser le fait qu’il pouvait verser son sang pour le Christ. Mais toujours ambivalent, le rouge était, et est aussi la couleur du Diable.

Les rouges sont passionnés, téméraires, personnels et rassurants. Le rouge est si fier qu’on l’associe avec des tons dits neutres.

Le consensuel bleu

I l se fond dans le paysage (la mer, le ciel…) et ne veut pas faire de vague. N’est-ce pas ce caractère posé qui en fait la couleur préférée des occidentaux? Regardez la couleur des drapeaux de la CEE et de l’ONU .
Mais cette couleur n’a pas toujours été aussi populaire. À Rome, le bleu était la couleur des barbares. Des philosophes du 18ème siècle pensèrent que les yeux des grecs ne pouvaient pas voir cette couleur car les écrits helléniques ne la citaient jamais.
Le bleu dut attendre le 12ème siècle pour être reconnu. Cette évolution correspond à une évolution profonde des idées religieuses. Dieu est lumière; la lumière est bleue. Ainsi la vierge est au 12ème siècle toujours vêtue d’un manteau ou d’une robe bleue. Du coup, le roi de France l’adopte aussi.
C'est aussi à cette époque que l’on passe d’une classification à 3 couleurs (blanc, rouge, noir) à une classification à 6 couleurs (bleu, vert, jaune sont ajoutés). En 1130, quand l’Abbé Suger fit construire l’église abbatiale de Saint-Denis pour dissiper les ténèbres, il imposa pour les vitraux le bleu en utilisant le cafre (bleu de cobalt). On le retrouvera à Vendôme, au Mans et bien sûr à Chartres (le célèbre bleu de Chartres). C’est ainsi que le bleu devint la couleur préférée dans tous les domaines.
Cela fut d’autant plus vrai quand, en 1720, un pharmacien berlinois créa le bleu de prusse, qui offrit aux teinturiers et aux peintres une gamme de nuances foncées.

I l semblerait que les bleus poussent à la réflexion, au calme et à la méditation. Tous les bleus se marient bien ensemble ainsi qu’avec les verts, tout en sachant que les mauves et les violets sont adjacents sur le cercle chromatique. Notamment les violets bleutés se plaisent bien avec les bleus froids.

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